Foi et science

Essai de synthèse

À l'aube du troisième millénaire, le moment semble venu d'abattre le vieux mur qui, dressé depuis des siècles entre la foi et la science, fait obstacle à l'unification de la connaissance.

En effet, la physique, bras armé de la science, arrive maintenant à scruter la matière dans son ultime, donc significative, constitution ; tandis que la foi chrétienne accéderait enfin à la plénitude de son approfondissement si elle répondait positivement à une question fondamentale toujours en suspens.

La Question

La question : Si Adam n'avait pas péché, l'Incarnation aurait-elle eu lieu ? est dite libre, parce que l'Eglise ne l'a pas résolue, ni par la négative ni par l'affirmative. Ainsi, les Thomistes ont-ils pu répondre : non, et les Scotistes : oui en invoquant pour convenances la manifestation et la glorification de Dieu, auxquelles on ajoutera ici la création du monde dont l'Incarnation serait logiquement la cause finale.

Le concept d'Incarnation créatrice est révolutionnaire. En effet, c'est l'Incarnation rédemptrice qui fonde le christianisme, et elle occulte complètement l'Incarnation créatrice, parce que toutes deux ont eu pour vecteur la même Personne, au même endroit et à un même moment, celui de la conception de Jésus, évidemment très postérieur à la création du monde dont il n'est pourtant pas exclu que l'Incarnation soit la cause finale. La question mérite examen.

Processus de la création

Avant que le monde soit tiré du néant, seul existe le Dieu trinitaire, c'est donc en lui qu'il faut rechercher le processus créateur.

Selon le dogme catholique, le Père est le principe, c'est-à-dire l'origine, de son terme : le Fils, qu'il engendre à son image. (Col 1, 15) (Cor 4, 4) (Jn 14, 4).

Le Père donne ainsi au Fils la paternité, car être l'image du Père, c'est pouvoir faire ce que fait le Père, c'est-à-dire être principe du Fils.

Situation étrange mais logique, le Fils peut : être principe et, donc, terme de lui-même.

Ad intra , en ce qui concerne la Trinité, le Fils est, avec le Père, principe de l'Esprit Saint et non de lui-même. Mais, et c'est ici la source du pouvoir créateur de Dieu, ad extra , en ce qui concerne la création, le Fils peut être principe et terme de lui-même , Il l'a été en s'incarnant.

S. Paul, parlant du Fils, a décrit ce processus : « Il est l'Image du Dieu invisible, premier né de toute créature car en Lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles comme les invisibles.Tout a été créé par Lui et pour Lui.Tout ce qui est en Dieu a pris corps dans le Christ. » (Col 1, 15-16-17 ; 2, 9).

Pourquoi l'Incarnation crée-t-elle un univers visible et un univers invisible? Cette dualité vient du fait que le Fils est, ad extra , principe et terme. En tant que principe, Il crée l'univers invisible, en tant que terme, Il crée l'univers visible et, en tant qu'homme, Il associe la nature spirituelle et la nature corporelle, son âme invisible étant le principe de son terme : le corps visible, comme pour tout homme.

Il est, ici, capital de distinguer l'Incarnation active et l'Incarnation passive. La première est l'ouvre commune des trois Personnes qui ont incarné , la seconde est l'ouvre du Fils seul, puisque Lui seul a été incarné.

Le Fils a donc un double rôle créateur : en tant que Dieu Il est, avec le Père et l'Esprit Saint, la cause première de l'Incarnation dont, en tant que Dieu fait homme, Il est la cause finale.

L'Incarnation active est décidée de toute éternité. Car Dieu est immuable, Il n'a pas d'abord voulu ne pas incarner, puis voulu le contraire, Il l'a toujours voulu. L'Incarnation passive a également été voulue de toute éternité, mais elle se réalise dans le temps qu'elle crée elle-même.

En effet, le Fils ne pouvait pas s'incarner dans un univers qui n'existait pas encore. C'est pourquoi sa future venue crée un réceptacle pour Le recevoir. Il y a, entre la création du réceptacle et l'Incarnation un intervalle temporel qui englobe les événements relatés dans l'Ancien Testament. Le Fiat de Marie inaugure un nouvel intervalle temporel compris entre l'Incarnation et la Fin des Temps prédite par les Ecritures.

Ainsi l'Incarnation crée le temps et le divise en deux périodes : avant et après Jésus-Christ. Le calendrier chrétien reprend cette disposition et constitue donc un lieu de rencontre entre la science et la foi qui, toutes deux, utilisent ce même instrument de mesure du temps. Bien plus, elles partagent une réflexion sur la cause finale de l'univers.

Parmi l'infinité des mondes possibles, l'univers actuel serait, pour la science, le seul qui réunisse les conditions nécessaires à l'éclosion de la vie intelligente, car si ses constantes fondamentales avaient été, si peu que ce soit, différentes l'homme n'aurait pas pu apparaître.

C'est pourquoi des cosmologues ont développé le Principe Anthropique selon lequel l'évolution de l'univers aurait eu pour finalité la venue de l'homme.

Les implications métaphysiques de cette conception ont suscité la méfiance des milieux scientifiques, probablement inquiets du rapprochement possible entre leur discipline et la foi, plus précise, pour qui l'univers n'a pas évolué en vue de la venue de l'homme, mais d'un homme : le Christ.

Pourquoi la création?

Une explication logique du processus de la création doit comporter la recherche de son motif.

« Le monde a été créé à la gloire de Dieu », c'est un dogme de l'Eglise catholique. (Vatican 1, Constitution de Fide, can. 5).

Dans le Dictionnaire Philosophique, au mot Gloire, Voltaire parlant de Dieu dit : « .les hommes, n'ayant point d'expression qui lui convienne, emploient pour lui celle dont ils sont le plus flattés. ». Effectivement, comment le pauvre langage humain pourrait-il exprimer l'ineffable divin ? La formule de l'apôtre Jean : « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8) est sans doute la plus appropriée.

En se fondant sur elle et sur ce qui précède, on peut expliquer ainsi la décision créatrice : infiniment bon, Dieu a voulu satisfaire sa bonté en la communiquant à la création par un acte libre : l'Incarnation. Il a donc créé le monde à la fois pour Lui et pour la créature. Et c'est aussi son infinie bonté qui a créé le monde actuel plutôt que tout autre.

Car, Dieu porte de toute éternité, dans son intelligence sans limites, non seulement le monde réalisé dans le temps, mais aussi tous les mondes possibles , donc à l'état virtuel, qui ne seront jamais réalisés.

Seule réalité, seul être avant la création, Dieu ne pourrait pas créer s' Il était en une personne ; par contre, sa nature trinitaire Lui permet d'envoyer en mission le Fils pour qu'Il s'incarne et transmette ainsi au monde virtuel élu sa réalité, son être , « sa vie » dit Jésus.

Et puisque Dieu est infiniment bon Il a, malgré les tragiques apparences, certainement créé le meilleur des mondes possibles. En effet, du mal Il sait tirer un plus grand bien. Par exemple si Adam n'avait pas péché, l'homme aurait été voué à une heureuse vie naturelle dans le Paradis Terrestre, tandis qu'il est maintenant, grâce à son rachat par le sacrifice du Christ, destiné à une bienheureuse vie surnaturelle, la vie éternelle, qui sera, qui est déjà, une participation à la vie même de Dieu. Et, l'homme vivra cette éternité dans le meilleur des mondes : la Jérusalem céleste dont la description clôture l'Apocalypse de S. Jean.

La matière ultime

Dieu a créé l'homme à son image (Gn 1, 26), mais la matière du cosmos doit, elle aussi, refléter la figure divine, dont la représentation la plus fidèle devrait s'observer dans le constituant le plus simple de l'univers visible.

En effet, Dieu ne peut créer qu'à partir de ce qu'Il connaît, et Il ne connaît que Lui-même, unique substance en ses trois relations intratrinitaires : Père, Fils, Esprit Saint, égales, distinctes et consubstantielles, chacune siégeant dans chacune des deux autres ; cette copénétration mutuelle des trois Personnes est appelée : circumincession.

L'élément ultime, constitutif de la matière, devrait donc avoir les mêmes caractères. Si tel était le cas, science et foi chrétienne, ayant le même sujet d'étude, seraient réunies dans une même connaissance. On tente, ici, de le vérifier.

Le discours théologique ne doit pas introduire en Dieu une composition mathématique ou physique. Dans ce qui suit, il est bien question de mathématique et de physique, mais elles ne font que reprendre, pour les comparer, les données de la Révélation et de la science.

L'univers matériel est un ensemble d'éléments indivisibles. Cette évidence logique - ce refus de croire à une matière divisible à l'infini - s'était déjà imposée à des penseurs de l'antiquité gréco-latine qui avaient nommé atome, c'est-à-dire l'insécable, l'élément constitutif de la matière. Mais, y avait-il une seule sorte d'insécable ou plusieurs ?

La physique a pris le problème à son compte. Après avoir découvert plusieurs sortes d'atomes, elle s'aperçut qu'ils étaient tous faits d'éléments communs que la physique subnucléaire s'attacha à décrire avec le concours de la chromodynamique quantique ainsi nommée par analogie avec l'électrodynamique quantique...

L'électrodynamique quantique étudie les deux charges électriques, positive et négative. La chromodynamique quantique étudie trois charges dites de couleur et ainsi désignées parce qu'elles s'associent comme les couleurs. On leur donnera, ici, le nom des couleurs fondamentales : rouge, jaune, bleu dont la résultante est le blanc.

Dans sa quête de l'insécable, la chromodynamique quantique a retenus 48 postulants : 24 particules et, symétriquement, 24 antiparticules élémentaires. On est donc loin de la simplicité trinitaire, serait-on dans une impasse ?

La théorie des groupes, qui joue un rôle majeur en physique des particules élémentaires, permet de discipliner, comme on le fait ici, ce foisonnement en classant les insécables dans un tableau de 48 cases dont l'origine est l'ensemble {rouge, jaune, bleu}des trois charges de couleurs fondamentales.

Toutes les particules et antiparticules élémentaires auraient donc pour origine une seule image trinitaire, en trois charges de couleur distinctes puisque les trois couleurs sont différentes, égales puisque les trois couleurs ont les mêmes fonctions, et consubstantielles puisque, comme dit plus haut, les trois couleurs s'unissent en une seule et même résultante blanche, ce dernier point méritant une explication.

En mathématique, lorsque l'ordre des éléments d'un ensemble est pris en considération, l'ensemble est dit ordonné et on le met entre parenthèses.

Ainsi, l'ensemble (rouge, jaune, bleu) est ordonné : le rouge est avant le jaune, le jaune est avant le bleu. Mais si, comme on l'a fait plus haut, on remplace les parenthèses par des accolades, celles-ci signifient que les couleurs {rouge, jaune, bleu}ne sont pas ordonnées. Les éléments, ici les charges de couleurs, sont nécessairement écrits dans un ordre, mais celui-ci est annulé par les accolades.

Si, les trois charges de couleurs ne sont pas ordonnées, elles occupent nécessairement toutes trois la même place, au même moment, chacune est alors dans chacune des deux autres, et elles ont une seule et même résultante. Cette situation reproduit la circumincession, elle caractérise le photon qui, on le vérifiera, se trouve bien à l'origine du tableau aux 48 cases.

La théorie des groupes permet non seulement de décrire le rôle du photon, mais aussi de réaliser une avancée capitale dans la connaissance des particules et antiparticules élémentaires qui se définissent très simplement par rapport aux trois charges de couleur, selon qu'elles en contiennent une, deux, trois ou aucune. Il y a donc quatre sortes de particules élémentaires : le quark (une charge de couleur), l'antiquark (résultante de deux charges de couleur), l'électron (résultante de trois charges de couleur), le neutrino (aucune charge de couleur).

Il y a, symétriquement, quatre sortes d'antiparticules élémentaires. Leur rotation est inverse de celle des particules correspondantes. Par exemple, un électron qui inverserait son sens de rotation deviendrait son antiparticule : le positon.

On peut même, grâce au triangle équilatéral représentatif du groupe G 3, visualiser géométriquement les charges électriques entières : celles de l'électron et du positon ou fractionnaires : celles du quark et de l'antiquark.

Les charges électriques sont, ici, créées par les rotations, dans le plan, qui laissent invariant le triangle équilatéral de centre o dont les sommets sont les charges rouge, jaune et bleue. Une rotation entière crée une charge électrique entière, une rotation de deux tiers de tour crée une charge électrique de deux tiers, une rotation d'un tiers de tour crée une charge électrique d'un tiers. Les charges électriques sont positives ou négatives selon le sens de rotation.

Au cours des rotations, chaque charge se substitue à une des deux autres, chacune des trois occupe donc la même place successivement et non simultanément comme dans le photon. On retrouve des permutations entre charges de couleurs dans des particules non élémentaires, comme le proton. Ce phénomène doit donc avoir une signification profonde, peut-être trinitaire car, en démontrant l'égalité de leurs fonctions, il manifeste l'égalité des charges de couleur.

Toutefois, pour que ces étranges nouveautés soient plus crédibles il faut, sans se référer au contexte trinitaire, leur donner une justification purement mathématique, qu'on tentera d'exprimer brièvement, simplement et tout d'abord en définissant le groupe G 3 auquel on a fait ici appel.

G3 est le groupe des six permutations de l'ensemble E de trois objets, ici les charges de couleur que, pour simplifier l'écriture, on désigne par leurs initiales. Soit : E = (r, j, b).

Chacune des six permutations donne une image différente de E, on obtient donc six arrangements des trois charges de couleur : (r, j, b) (r, b, j) (j, r, b) (j, b, r) (b, r, j) (b, j, r).

Les six arrangement sont ainsi divisés en trois familles de deux branches chacune. Les familles sont caractérisées par la charge de couleur qui vient en tête de chacun de ses deux arrangements. Par exemple (r, j, b) (r, b, j) est la famille rouge qui comprend une particule : (r, j, b) et son antiparticule (r, b, j) ce qui se vérifie si l'on reporte les trois charges au sommet du triangle déjà décrit et dont la rotation dans le sens r->b->j est l'inverse de celle dans le sens r->j->b. Il en va de même pour la famille jaune et la famille bleue.

Chacun des six arrangements est un ensemble de trois éléments, or tout ensemble de trois éléments a huit sous-ensembles; il y a donc au total six fois huit, soit 48 sous-ensembles pour les six arrangements des charges de couleur. On a ainsi retrouvé les 48 insécables, ils s'inscrivent dans un tableau à six lignes et huit colonnes.

Pour interpréter le tableau, on prend modèle sur un ensemble mathématique de trois éléments abstraits, soit E = (a,b,c), dont les sous-ensembles sont : (a), (b), (c), (b,c), (a,c), (a,b), (a,b et c), ø.

Le dernier caractère est l'ensemble vide, ainsi nommé parce qu'il ne contient pas d'élément, le sous-ensemble qui le précède est l'ensemble (a,b,c) lui-même, parce que tout ensemble est sous-ensemble de lui-même.

On a donc, de gauche à droite : trois sous-ensembles à un élément, trois sous-ensembles à deux éléments, un sous- ensemble à trois éléments, un sous-ensemble vide.

Sur la première ligne du tableau, on remplace les lettres du modèle mathématique par les initiales des charges de couleur de l'ensemble (r,j,b), soit : (r), (j), (b), (j,b), (r,b), (r,j), (r,j,b), (n).

De gauche à droite, on a alors : trois quarks porteurs chacun d'une charge de couleur différente, trois antiquarks porteurs de la résultante de deux charges de couleur, un électron porteur de la résultante de trois charges de couleur, un neutrino ne portant aucune charge de couleur et qu'on désigne donc par (n), initiale du noir : l'absence de couleur.

La deuxième ligne comporte les mêmes éléments que la première, mais la rotation de l'électron est inversée : r->b->j au lieu de r->j->b il s'agit maintenant de son antiparticule, le positon, dont la rotation commande celle de tous les éléments de la ligne, ainsi le neutrino est devenu un antineutrino.

Les lignes suivantes revêtent la même disposition, mais le couple électron-positon est remplacé par les couples muon-antimuon puis tau-antitau. Ce sont des particules et antiparticules lourdes dont la création nécessite la mise en œuvre d'une grande quantité d'énergie, ce qui explique leur découverte tardive.

Le photon en se désintégrant est bien, l'expérience le montre, le créateur des six couples de particules et antiparticules dont les sous-ensembles constituent le tableau des 48 insécables.

Actuellement, la physique n'a pas mis en évidence la présence de charges de couleur en dehors des quarks et des antiquarks confinés dans les baryons et les mésons. Pour elle, l'électron n'est pas une particule colorée.

Le baryon n'est pas une particule élémentaire car il contient trois quarks, c'est-à-dire trois sous-ensembles: ((r), (j), (b)). Le méson n'est pas une particule élémentaire, car il contient un quark et un antiquark , c'est-à-dire deux sous-ensembles : ((r), (j,b)). L'électron est une particule élémentaire car il constitue un seul sous-ensemble: (r, j, b), ses charges de couleur ne sont pas trois quarks mais ont une seule résultante : blanche. De même, l'antiquark (r,j) n'est pas porteur de deux quarks, mais de deux charges de couleur : rouge et jaune dont la résultante le colore en orange.

Malgré les insuffisances d'un telle représentation, on peut visualiser toutes les particules et antiparticules du tableau par un seul tétraèdre régulier, une pyramide dont on colore chacune des trois faces avec une des charges de couleur, tandis que la base privée de couleur sera donc noire.

Si la pyramide tourne autour de son axe comme une toupie, elle apparaît blanche sous l'effet de la rotation qui fusionne ses trois couleurs en une résultante blanche : c'est, par exemple, l'image d'un électron. Si la rotation s'effectue en sens inverse on obtient l'image blanche de son antiparticule : le positon.

Si on bascule la pyramide à 180°, on voit sa base noire, donc vide de couleur : c'est l'image du neutrino ou de l'antineutrino, suivant le sens de rotation de la pyramide.

Quant au quark, on le voit si l'on considère une seule face de la pyramide alors, sur les deux faces opposées se situe l'antiquark correspondant portant l'anticouleur correspondante. Par exemple, à l'opposé de la face du quark rouge, on verra les deux faces complémentaires : jaune et bleue dont les couleurs fusionneront, sous l'effet de la rotation, en une résultante verte.

La Foi renfort de la Science

En résumé, la physique moderne a découvert 24 particules élémentaires de matière qu'elle répartit en trois familles de deux branches chacune, dans lesquelles - avec l'aide du groupe SU5 - elle a classé aussi bien les particules élémentaires colorées : quarks et antiquarks, que les particules élémentaires non colorées : leptons chargés ou non, dont l'électron et le neutrino.

Tous les éléments d'un puzzle sont donc réunis sans qu'apparaisse clairement sa signification, d'autant que 24 antiparticules élémentaires ajoutent encore à la complexité du problème.

Or, voici un événement stupéfiant : la foi a récapitulé les 24 particules et les 24 antiparticules élémentaires en un seul tableau et offre à la science la clé de son décryptage : un photon en trois charges de couleur.

Les trois charges de couleur du photon sont alors, par leurs six permutations, l'origine du tableau dont, on l'a vu plus haut, elles caractérisent les 48 éléments, les sous-ensembles des six permutations, selon qu'ils contiennent une, deux, trois ou aucune charge et que leur rotation s'effectue dans un sens ou dans le sens inverse, ce qui distingue la matière de l'antimatière (cf tableau plus bas).

La foi propose donc à la science d'unifier le photon, les particules et les antiparticules élémentaires, c'est-à-dire l'énergie, la matière et l'antimatière.

Évidemment une théorie fondée sur l'analogie entre le photon et la Trinité n'a aucune chance d'être admise par la science qui s'en remet toujours à l'expérience et non à la foi mais, de façon imprévue, donne ainsi à la foi une chance de convaincre la science comme on va le voir.

Conclusion

Après avoir défini la nature et rappelé la vocation de l'univers visible, on a réuni la matière et l'antimatière en un seul ensemble dont un photon, formé des trois charges de couleur, est l'origine.

Devant l'évidence logique de cette construction, fondée sur le groupe G 3, on propose à la science d'en vérifier l'exactitude en recherchant si le photon ou, plus facilement, l'électron, est porteur des trois charges de couleur. Car l'électron est, par couple avec le positon, issu du photon. Alors, si l'électron était coloré ce serait bien preuve que ses charges de couleur préexistaient dans le photon.

Si l'expérience s'avérait concluante la foi, qui a signifié la nature tricolore du photon, et la science, qui aurait mis en évidence cette nature, s'uniraient en une conception commune de l'univers élémentaire.